SCÈNE VI
M. PATELix, « part.
Bon ! le voilà seul : approchons.
M. oriLLATME, à part , feuilletant SOU livre. Compte du troupeau, etc. .. Six cents bêtes, etc.
M. PATELIN, à^a?t, lorgnant le drap.
Voilà une pièce de drap qui seroit bien mon affaire, {a M. Guillaume.) Serviteur, monsieur. M. GUILLAUME, 5a?î5 le regarder.
Est-ce le sergent que j'ai envoyé quérir? Qu'il attende.
M. PATELIN
iSon, monsieur, je suis...
M. G viLLAx:^i¥.,C interrompant, en le regardant. Une robe ! Le procureur donc ? Serviteur.
M. PATELI>-.
Non, monsieur , j'ai l'honneur d'être avocat.
Je n'ai pas besoin d'avocat : je suis votre serviteur.
M. PATELIN
Mon nom, monsieur, ne vous est sans doute pas inconnu. Je suis Patelin, l'avocat.
M. GUILLAUME
Je ne vous connois point , monsieur.
M. PATELIN, h part.
Il faut se faire connoître. ( à M. Guillaume. )
J'ai trouve, monsieur, dans les mémoires de feu
mon père, une dette qui n'a pas été paye'e, et...
M. GUILLAUME, l interrompant.
Ce ne sont pas mes affaires ; je ne dois rien.
M. PATELIN
Non, monsieur; c'est au contraire, feu mon père qui devoit au vôtre trois cents écus; et comme je suis homme d'honneur, je viens vous payer.
M. GUILLAUME
Me payer? Attendez, monsieur, s'il vous plaît; je me remets un peu votre nom. Oui , je connois depuis long-temps votre famille. Vous demeuriez au village ici près : nous nous sommes connus autrefois. Je vous demande excuse; je suis votre très humble et très obéissant serviteur. ( lui offrant sa chaise.) Asseyez-vous là, je vous prie , assey«z-vous là.
M. PATELIN
Monsieur !