ACTE II, S(JÈ^E m. 3ii
M. G n L L A u M E , rt part.
Ouais ! aurois-je pris quelque autre pour lui ?
M™e PATELI >'.
Eh ! monsieur . laissez en repos ce pauvre homme.
M. GriLLAUMK.
Attendez: il aura peut-être quelque intervallf. Il ine regarde comme s'il vouloit me parler.
M. PATELIX.
Ah! monsieur Guillaume !..
M. GUILLAUME, à madame Patelin.
Oh! il me reconnoît. (à M. Patelin.) Eh bien ?
M. PATEX I >.
Je vous demande pardon...
M. G r 1 L L A u M E , n madame Patelin . Vous voyez s'd s'en souvient 2
M. PATELIN, à iJ/. Guillaume.
Si depuis quinze jours que je suis dans ce village, je ne vous suis pas allé voir.
M. GDILLAUME.
Morbieu! ce n'est pas la mun compte. Cependant hier...
M. PA TELI X.
Oui, hier, pour vous aller faire mes excuses, je vous envoyai un procureur de mes amis.
3iî L'AVOCAT PATELIN.
M. G c 1 L L A r M E , rt part.
Yentrebleu! celui-là aura eu' mon drap. Un procureur ! je ne le venai de ma vie. (h M. Patelin.) Mai.s c'est une invention , et nul autre que vous n'a eu mon drap; à telles enseignes... ^jine PATELIN, l'interrompant.
Eh 1 monsieur, si vous lui parlez d'affaires vous
i'allez tuer.
M. GrTLLAr>IE.
A la bonne heure, (à M. Patelin.) A telles enseijrnes que feu votre père devoit au mien trois cents p'cus. Vent rebleu ! je ne m'en irai point d'ici sans drap ou sans arfjent.
M . p A T E L I >• , 5e levant.
La cour remarquera, s'il lui plaît, que la pyrrhique etoit une certaine danse , ta rai, la, la , la. (prenant M. Guillaume et le faisant danser.) Dansons tous, dansons tous. Ma commère, quand je danse...
M. GUILLAUME
Oh !je n'en puis plus; mais je veux de l'argent. M. PA TELiîî , w part.
Oh! je te ferai bien décamper. (à madnme Pate^ /iyj.)Mafemme, ma femme, j'entends des voleurs qui ouvrent notre porte : ne les entends-tu pas? Ecoutons. Paix, paix; e'coutous.Oui . . .les voilà. . je