‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 217 sur 236 · M. PATELIN, AGNELET · texte numérisé non relu

M. PATELIN, AGNELET

M. PATKLIN, à part.

Ah! ah! je connois ce drôle- ci. (à Agnelet.) N'est-ce pas toi qui as fiancé ma servante Colette?

Oui, monsieur, oui.

M. PATELIN

Vous étiez deux frères, que je garantis des galères : l'un de vous deux ne me paya point.

AGNELET

C'étoit mon frère.

M. PATELIN

Vous fûtes malades au sortir de prison, et l'an de vous deux mourut.

AGNELET

Ce ne fut pas moi.

ojS L'avocat patelin.

M. PATELIN

Je le vois bien.

AGNELET

Je fus pourtant plus malade que mon frère. Enfin je viens vous prier de plaider pour moi contre mon maître.

ai. PATELIN.

Ton maître, est-ce ce fermier d'ici près?

Ai; NE LE T.

îl ne demeure pas loin d'ici , et je vous paierai bien.

Je le prétends bien ainsi. Oh! çà, raconte-moi ton affaire, sans me rien déguiser.

AGNELET

Vous saurez donc quemanbon maître me paie petitement mes gaffes, et que, pour m'indoramager, sans lui faire tort, je fais quelque petit négoce avec un boucher, homme de bien.

M. PATtLlN.

Quel négoce fais-tu ?

AGNEL tT.

Sauf votre grâce, j'empêche les moutons de mourir de la clavelée.

M. PATELIN

Il n'y a point là de mal. Et que fais- tu peur «ela?

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