M. PATELIN, AGNELET
M. PATKLIN, à part.
Ah! ah! je connois ce drôle- ci. (à Agnelet.) N'est-ce pas toi qui as fiancé ma servante Colette?
Oui, monsieur, oui.
M. PATELIN
Vous étiez deux frères, que je garantis des galères : l'un de vous deux ne me paya point.
AGNELET
C'étoit mon frère.
M. PATELIN
Vous fûtes malades au sortir de prison, et l'an de vous deux mourut.
AGNELET
Ce ne fut pas moi.
ojS L'avocat patelin.
M. PATELIN
Je le vois bien.
AGNELET
Je fus pourtant plus malade que mon frère. Enfin je viens vous prier de plaider pour moi contre mon maître.
ai. PATELIN.
Ton maître, est-ce ce fermier d'ici près?
Ai; NE LE T.
îl ne demeure pas loin d'ici , et je vous paierai bien.
Je le prétends bien ainsi. Oh! çà, raconte-moi ton affaire, sans me rien déguiser.
AGNELET
Vous saurez donc quemanbon maître me paie petitement mes gaffes, et que, pour m'indoramager, sans lui faire tort, je fais quelque petit négoce avec un boucher, homme de bien.
M. PATtLlN.
Quel négoce fais-tu ?
AGNEL tT.
Sauf votre grâce, j'empêche les moutons de mourir de la clavelée.
M. PATELIN
Il n'y a point là de mal. Et que fais- tu peur «ela?