ACTE II, SCENE VIII. 32i
AGNELET
C'est ce que je demande.
M. PATEL I>.
Il sera obligé, s'il veut, de te faire pendre.
AGNELET
Prenons l'autre, s'il vous plaît.
M. PATELIN
Le voici : on va te faire venir devant le juge.
Il est vrai.
M. P A T E L I îï.
Souviens-toi bien de ceci.
AGNELET
J'ai bonne souvenance.
M. PATELIN
A tontes interrogations qu'on te fera , soit le juge, soit l'avocat de ton maître, soit moi-même, ne reponds autre chose que ce que tu entends dire tous les jours à tes bétes à laine. Tu sauras bien parler leur langage et faire le mouton ?
AGNELET
Cela n'est pas bien difficile.
M. PATELIN
Les coups que tu as à la tête me font aviser d'une adresse qui pourra te garantir; mais je prétends ensuite être bien payé.
Aussi serez-vous , par cette ame!
M. PATELIN
Monsieur Bartolin va tout-à-l'heure donner audience ; ne manque point de revenir ici , tu m'y trouveras. Adieu. N'oublie pas de porter de l'argent.
Serviteur. Que les gens de bien ont de peine à vivre !