‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 22 sur 236 · AMIS TE · texte numérisé non relu

AMIS TE

Et vous voulez e'pouser cette même Clarice que vous avez promise à votre fils?

M. ORICnARD,

Bon! promise. Qu'il compte là-dessus.

En conscience, mon frère, croyez-vous que dans le monde on approuve votre conduite?

M. GRICHARD.

Ma conduite 1 Et croyez -vous, en conscience, monsieur mon frère, que je m'en mette fort en peine?

ARISTE

Cependant...

M. GRicuARn, l'interrompant.

Oh! cependant... cependant chacun fait chez lui comme il lui plaît; et je suis le maître de moi et de mes enfants.

ARISTE

Pour en être le maître, mon frère, il y a bien

3o LE GRONDEUR.

des choses que la bienséance ne permet pas de

faire; car , si...

M. G RICHARD, l interrompant.

Oh! si, car, mais... Je n'ai que faire de vos eonseils. Je vous l'ai dit plus de cent fois.

ARÎSTE.

Si vous vouliez pourtant y faire un peu de re'llesion...

M. GBicHARu, tinte rvompant.

Encore? Vous ne seriez doo^ pas d'avis que j'épousasse Clarice?

Je crains que vous ne vous en repentiez.

M. G RICH AR D

Il est vrai qu'elle convient mieux à Térignan.

ARISTE

Sans doute.

M. GRICHARD.

Et vous ne trouvez pas à propos, non plus, que je donne Hortense à monsieur Fadel?

ARISTE

C'est un imbécile : j'appréhende que vous ne rendiez votre fille très malheureuse.

M, GRICHARn.

Très malheureuse! En effet, comme vous dites... Ainsi, vous croyez que je ferois beaucoup mieux de revenir à mon premier dessein?

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