ACTE I, SCÈNE XII. 3fj
Kt de l'obliger à consentir au mariage de Te'rignan avec elle ?
A RI s TE.
Je le sais.
CATAU
Eh bien ! hier au soir, votre frère étoit dans la chambre de monsieur de Saint-Alvar; Clarice étoit dans la sienne , qui y répond : Rosine vint à faire quelque bagatelle ; Clarice prit de là occasion de gronder. Monsieur Grichard, entendant quereller cette fille, quitta brusquement monsieur de Saint-Alvar , et alla se mettre de la partie. La pauvre créature fut relancée comme il faut : sa maîtresse fit semblant de la chasser; et depuis ce moment notre grondeur a conçu pour elle une estime qui n'est pas imaginable, et qui va jusqu'à la vouloir épouser.
Est-il possible ?
C ATAU.
D'abord , il le proposa à monsieur de Saint- Alvar. Comme il est facile, il y consentit, à condition que monsieur Grichard donneroit Hortense à monsieur Fadel son beau - frère , qui est un homme qui lui est à charge.
ARISTE
Clarice le sait-elle ?
to LE GRONDEUR.
CAT AU
Elle en est au désespoir. Je viens de lui parler elle a déjà fait des plaintes à son père, qui commence à se repentir.
A RISTE.
A quelque prix que ce soit , il faut rompre ce dessein.
Nous avons déjà concerté avecClarice et Rosine ce qu'il y a à faire pour cela ; et la fuite de Brilîon me fait songer à un stratagème dont il faut que je me serve.
A RISTE.
Que prétends-tu faire?
c A T Ar.
Je vous le dirai plus à loisir.
AUISTE.
Allons donc avertir Térignan etHortense, et prenons ensemble des mesures pour agir de concert.
CAT AU
Allons: notre grondeur sera bien fin, s'il ne donne dans les panneaux que je vais lui tendre.