ACTE II, SCENE
blant J'étre soumise à sa volonté- et ne l'irritez point par un refus.
HORTE>'SE.
Mais si une fois j'ai dit oui?
CATAU
Eh bien ! vous direz non.
HOR TEXSE.
Ne te fâche point , ma pauvre Catau !
GATAT.
Laissez-vous donc conduire.
HORTE>- SE.
Mais si ce que tu entreprends ne réussit point?
CATAU
Ohl faites donc à votre tête.
HORT E>SE
Mon dieu , que tu es prompte ! Je crains de me voir mariée au plus imbécile et au plus mal fait de tous les hommes.
G AT AU
Vousneseriezpasla seule. Je connois de belles personnes comme vous qui ont pour époux de petits magots d'hommes ; mais aussi en revanche je connois de beaux et grands jeunes hommes qui ont pour épouses de petites guenuches de femmes. Cela est assez bien compensé dans le monde , et l'avarice fait tous les jours de ces assortiments bi/arrcs.
HORTE>iSE.
Le malheur des autres est une foible consolation.
G AT AU
Oh! çà, puisque vous voulez tant raisonner, que prétendriez-vous faire , si , maigre' ce que j'entreprends, votre père s'opiniâtroit à vous donner à monsieur Fadel?
HORTEXSE.
Je ne sais... mourir.
Mourir?
Oui, te dis-je, mourir.
Et si vous ne pouviez pas mourir?
HORTENSE
Obéir.
G AT AU
Obéir?
HORTENSE
Oui, Catau , obéir. Une fille qui a de la vertu n'a point d'autre parti à prendre.
Je ne suis pas, moi, tout-à-fait de cet avis-là. Il est vrai que la vertu défend à une fille d'épou-