‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 43 sur 236 · ACTE II, SCENE XV. 6r · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XV. 6r

portiez le deuil des malades qui meurent entre vos mains.

M. GRICHA RD, «7^«ît.

Elle est folle.

CL A RICE

Il faut quitter cet équipage luf^ubre et prendre un habit plus gai.

Un habit plus gai à un médecin ?

CL A. RICE

Sans doute. Puisque nous nous marions ensemble, il faut se mettre du bel air. Serez -vous le premier médecin qui porterez un habit de cavalier ?

M. GRiCHARD, à part.

Elle extravague.

CL A RICE

Pour le festin, nous avons deux tables de trente couverts. Je viens d'ordonner moi-même en quel endroitde la salle jeveux qu'onplace les violons et les hautbois.

M. GRICHARD.

Mais songez-vous...

CL A RICE, V interrompant.

J'ai préparé une mascarade charmante!

M. GRICHARD

A la fin...

CL AR 1 CE , l interrompant.

Quand nous aurons danse une bonne heure, nous sortirons tous deux du bal sans rien dire, et nous nous déguiserons, moi en Venus, et vous en Adonis.

Je perds patience.

CLARICE

Que nous allons danser ! C'est ma folie que la danse. Au moins, j'ai déjà retenu quatre laquais qui jouent parfaitement bien du violon.

M. ORICILARn.

Quatre laquais?

CLARICE

Oui, monsieur, deux pour vous et deux pour moi. Quand nous serons mariés , je veux que vous ayez le bal chez nous tous les jours de la vie, et que notre maison soit le rendez-vous de toutes les personnes qui aimeront un peu le plaisir.

SCÈINE XVÏ.

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