‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 58 sur 236 · C.VTAr · texte numérisé non relu

C.VTAr

Dis-les donc vite.

Puisque Mondor est arrivé, qu'il se serve de ses gens.

CATAU

Il n'a amené avec lui que ce valet de chambre dont nous avons déjà fait l'aumônier que nous avons envoyé à monsieur Grichard. Il n'y a que toi qui puisse achever ce que tu as commencé.

LOLIVE.

Je ne saurois.

CATAU

Poltron !

LOLiVE.

Considère tout ce que tu me fais entreprendre dans une journée, Brillon sert à tes desseins , tu me le fais enlever; tu crains que Mamurra ne parle, tu me le fais tenir enfermé; lu me fais faire une peur terrible à un fort honnête médecin, qui est pour en avoir la fiévze.

CATAU

Qu'il se la guérisse.

LOLIVE.

Et lu veux que je lui donne encore une plus chaude alarme?

CATAU

Te voilà bien malade ! N'as-tu pas été bien payé de ta leçon de danse ?

LOLIVE.

Il est vrai.

CATAr.

Ne le seras-tu pas au double de cette seconde expédition?

LOLIVE.

Je le crois.

CATAU

Et n'as -tu pas le plaisir de .te venj^er d'un homme qui t'a mis dehors sans sujet ?

LOLIVE.

Non ; ma réputation m'est chère.

CATAU

Oh î garde-la: on ne prétend pas te l'ôter. Mais compte que , si tu ne fais pas ce que tu as promis à Mondor, tu dois être assuré de mille coups de bâton.

LOLIVE.

Mais si je le fais, et que monsieur Grichartl me découvre, crois-tu qu'il m'épargne?

CATAU

En ce cas tu risquerois peut-être quelques bagatelles ; mais, de ce côté-là, les coups sont incertains , et très sûrs du coté de Mondor, aussi

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