ACTE III, SCÈNE I
bien que les cinquante pistoles qu'il t'a promises , si tu le sers.
L OLIVE
Ceci mérite un peu de réflexion... Oui, je vois que de toutes parts je risque le bâton : me voilà dans un grand embarras ; quel parti prendre? Battu peut-être du côté de monsieur Gricliard, rossé à coup sûr du côté de Mondor; criminel à ne pas faire ce que je lui ai promis, criminel à le faire:
<■ Des bâtons aujourd'hui je n'ai plus que le choix. >•
CATAU
Tu es dans le fait.
LOLIVE.
Eh bien ! il n'y a plus à hésiter : coups de bâton pour coups de bâton, il faut se déterminer en faveur de ceux qui seront accompagnés d'un lénitif de cinquante pistoles. Mais qui m'en sera caution?
CATAU
Qui? Mondor, qui donneroit toutes choses pour ne pas perdre ce qu'il aime ; Térignan , Hortense, Clarice, Ariste. Es-tu content?
LOLIVE.
Non.
CATAU
Encore?
Non, te dis-je. Donne-moi une caution que je puisse prendre au corps.
CAT.\U
Eh bien! moi.
LOLIVE.
Toi?
CATAU
Moi.
LOLIVE.
Je le veux.
CATAU
Va donc te préparer.
(Lolive sort.)