ACTE I, SCENE ni. lî
Ehî viens-y-doîic.
L OLIVE, à Térlgnan et a lloytsnse.
Dans le moment que je m'inforinois de vus affaires, le père de Clarice est entre; et il n a paeu le temps de me parler.
ÏÉRIGNAN.
Tu n'as donc rien appris?
Pardonnez-moi , monsieur.
HOnTE>SE.
C'est doue en écoulant ce ou ils ont dit?
LOLIVE.
Oui , mademoiselle.
GATA u.
Et de quoi se sont-ils entretenus?
LOMVE, h Tér'ujnan et a Hortense.
Je vais vous le dire. Ils se sont tirés à l'écart ; ils m'ont fait signe de m'éloigner, ils ont parlé tout bas, et je n'ai rien entendu, c A T A u.
Te voilà bien instruit!
LOLIVE.
Mieux que lu ne penses.
TÉRIGKAN.
Mais, à ce compte-là, tu ne peux rien savoir?
LOLIVE.
Pardonnez-moi, monsieur.
liOKTF. NSE.
Mon oncle te l'a ilonc dit, ou quelfjue autie, après que monsieur de Saint-Alvar a été sorti?
LOLIVE.
Pardonnez-moi, mademoiselle.
C AT AU
Eh! comment dianlre le sais-tu donc?
LOLIVE.
Oh! donne-toi patience. (« Térignuneta Hovtense. ) Vous ne connoissez pas encore tous mes talents. On se cache des valets, quand on a quelque secret à dire; et moi, depuis que je sers, je me suis fait une étude de deviner les gens.
CATAU
Peste de l'imbécile!
LOLIVE, a Térlçjnan et h Horten&e.
Oui; et j'y ai si bien réussi, que, lorsque deux personnes dont je sais les affaires discourent ensemble avec un peu d'action, je ne veux que les voir en face, et je gaj^erois, à leurs gestes et à l'air de leur visage, de vous rapporter, mot pour mot, ce qu'ils ont dit.
CATAi',à Téricjnan et a Ilorteuae.
Il est devenu fou !