‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 66 sur 236 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

M ONDOR.

J'ai ouï dire qu'il y a des secrets pour se faire aimer, qu'on donne certains breuvages, certains philtres...

M. GRiCHARi), l'interrompant.

Comment diable ! pour qui me prenez-vous?

MO>'DOR

Pour un très savant et très honnête homme.

M. G RICHARD

Et vous me demandez des secrets pour vous faire aimer?

MOXDOR.

Eh ! non , monsieur ; grâces à Dieu , la nature n'y a pourvu que de reste !

M. GRICHARD, « /;arf.

Ali! voici un fat.

MO>DOE

Il y a trois ou quatre femmes qui m'incommodent, à force d'être entêtées de moi : j'aime ailleurs à la rage. Il y a des secrets pour se faiire «imer, apprenez-m'en quelqu'un , je vous prie , pour me rendre indifférent...

M. GRICHARD, tinterrompant.

A ces femmes qui vous aiment à la folie?

MO>DOrt.

Oui, monsieur.

M. GRICHARn.

Prenez...

MO>'DOR, linteiTompant.

Fort bien.

M. GRICHARD.

Deux ou trois fois seulement...

MO>DOR, l'interrompant.

J'entends.

M. GRICHARD.

Aussi mal votre temps avec elles que vous le prenez avec moi ; elles vous haïront plus que tous les diables. Adieu.

MONnOR.

Bon!

( // sort. )

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