‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 67 sur 236 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ARISTE, M. GRICHARD.

M. GRICHARD.

Eh bien ! ^^ apportez-vous des nouvelles de ce petit pendard ?

ARISTE

Catau l'est allée chercher. Mais vous ne partirez pas demain?

M. GRICHARD.

A la pointe du jour.

ARISTE

Ce sera donc après avoir donné ordre à l'affaire de monsieur de Saint- Alvar?

M. GRICHARD.

L'ordre est tout donné.

ARISTE

Comment donc?

M. GRICHARD.

Je n'en veux plus entendre parler.

Je vous admire, mon frère. Hier vous vouliez donner Tériguan à Clarice, et Hortense à Mondor; ce matin vous vouliez épouser Clarice, et donner votre fille à M. Fadel ; et ce soir vous ne voulez faire ni l'un ni l'autre.

M. GRICHABD.

Non, non, non, de par tous les diables, non.

ARISTE

Voilà cependant trois fois , de bon compte , que vous changez de sentiment dans un jour.

M. GRICHARD.

J'en veux changer trente , s'il me plaît ; et, afin qu'on ne m'en vienne plus rompre la tête, je suis bien aise de m'être engagé^ en votre présence, à partir demain matin , pour aller voir à la campagne ce seigneur malade, qui m'a fait l'honneur de m'envoyer son aumônier.

ABISTE.

Mais, au moins, avant que de partir, vous devriez prendre quelque ajustement avec moiisieur de Saint-Alvar.

M. GRICHABD.

Je n'en ferai rien.

ARISTE

Il a de puissants amis.

Je m'en moque.

ARISTE

Vous lui avez donné votre parole

M. G RI cil A nn.

Qu'il la garde.

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