ACTE III, SCÈNE X
A B I s T E , à M. Gnchard.
Des médecins? Gardez-vous bien d'y aller.
M. G RICHARD
Voici pour moi un jour bien malencontreux! C'est le seul de mes enfants qui promet quelque chose.
Il est vrai qu'il vous ressemble déjà comme deux gouttes d'eau.
M. GRICHARD.
Il faut que tu y retournes avec de rargent,et que. . .
GATAT, V interrompant.
Monsieur, ils m'enrôleront. Le sergent me vou-
loit prendre, moi, si je ne me fusse promptement
iïauvée. Il dit qu'ils ont ordre d'y mener aussi des
filles.
M. GRICHARD.
Tubleu! voilà de terribles enrôleurs !
CATAU
Vous moquez-vous ! Monsieur Mamurra a voulu y aller pour chercher Brillon; à son langage, on l'a pris pour un médecin ( vous savez qu'il parle comme un fou); d'abord il a été coffré. Je ne l'ai pas vu; mais je l'ai entendu hurler dans une chambre , où il jure en latin comme un possédé. Cependant ils partent demain matin.
loo LE GRONDEUR.
AKIS TE.
11 faut y envoyer quelqu'un en diligence.
M. GUICHARD
Mais qui diantre pourrons -nous trouver qui soit à l'abri d'enrôlement?
CATAU, bas, montrant Ariste.
Eh! priez monsieur que voilà.
M. G RICHARD
Qui, lui?
CATAU, bas.
Eh! vraiment oui, lui ; il ne risque rien : on n'a que faire d'avocat en ce pays-là.
M. GRICHARD.
On s'en passeroit bien en celiii-ci. ( à Ariste. ) Allez-y donc; et à quelque prix que ce soit... ARISTE, l'interrompant.
Je n'épargnerai rien, assurément; et je vous ramènerai Brillon, où j'y perdrai mon latin. •
M. GRICHARD.
Vous ne perdriez pas grand' chose.
CATAU, h Ariste.
Monsieur, vous pourriez encore trouver ce capitaine chez son oncle.
Son oncle?