ACTE III, SCÈNE XII. io
de vous voir, ou m'a offert une hallebarde. Je ne suis plus Rigodon ; je suis à pre'sent monsieur de La Motte, à vous sei'vir.
M . G R I C H A R D , « part.
La peste te crève !
L OLIVE
Je viens vous prier, monsieur, de n'avoir aucune rancune de l'affaire de tantôt.
M. onicHARD, à parf.
Le diable t'emporte !
LOLIVE.
Si vous avez quelque chose sur le cœur, pourtant...
M. GRICHARD, l interrompant.
Monsieur Rigodon, ou monsieur de La jNIotte, comme il vous plaira, sortez vite d'ici, et laissezmoi en repos.
J'y viens aussi, monsieur, pour tous avertir de la part de mon capitaine, de ne vous pas faire attendre demain matin.
M. GRICHARD.
Qu'est-ce à dire?
C'est-à-dire, monsieur, que vous soyez prêt pour partir à quatre heures.
io4 LE GRONDEUR.
M. G RICHARD
Qui, moi?
LOLIVE.
Vous-même, monsieur
CA.TAU, le contrefaisant.
Vous le prenez pour un autre monsieur.
LOLIVE.
Non , ma belle enfant , non ; n'est-il pas monsieur Grichard? (à M. Grlchard.) Vous irez monsieur, d'ici à Brest, dans le carrosse de mon capitaine, et là vous vous embarquerez en bonne compagnie.
M. GRICHARD.
Quel galimatias me faites-vous là?
LOLIVE.
Galimatias , monsieur ? N'avez-vous pas promis de partir demain matin à l'homme que mon capitaine a envoyé ici tout-à-l'heure?
Vous équivoquez, monsieur; monsieur n'a promis de partir demain matin qu'à un aumônier.
LOLIVE.
Justement, voilà l'affaire ; c'est l'aumônier de notre régiment.
M. GRICHARD, à part.
Ah! je suis perdu!