ACTE III, SCÈNE XII. io
c AT AU, à Lo/t'ye.
Mais c'est pour aller voir un sei.jpieur malade à la campagne que monsieur a promis départir
LOLIVE.
Eh bien ! voilà ce que c'est aussi. Cette campagne , c'est îNIadagascar, bon pays; et ce «seigneur malade, c'est le vice -roi de l'île, brave homme.
M. GRiCHABu, à part.
Ah! qu'ai-je fait, qu'ai-je fait?
LOLIVE.
Vous serez, morbleu ! son premier médecin, je vous en donne ma parole.
C AT AU, à M. Gnchard.
Quoi! monsieur, vous irez aussi à Madagascar?
M. GRICHARIJ, rt y;rtrf.
J'enrage î
Assurément, monsieur ira : il eu a donné sa parole par écrit, et mon capitaine le fera bien marcher.
M . G R I c H A 11 D , a vcc fu reur.
Oh ! je n'en puis plus. Va-t'en dire , scélérat ! a ton aumônier, à ton capitaine, à ton vice-roi et à tous les Madagascariens , qu'ils ne se jouent pas à la colère d'un médeciu !
io6 LE GRONDEUR.
LOLIVE.
Monsieur, monsieur, vous êtes homme d'honneur; et puisque vous vous y êtes engage', vous irez.
M. GRICHARD.
Oui, traître, j'irai tout-à-l'heure faire assembler la faculté' !
LOLIVE.
Et moi le régiment. Nous verrons qui l'emportera.
M. GRICHARD.
Ceci intéresse tous mes confrères.
LOLIVE.
Eh! monsieur, si vous pouviez en emmener quelques uns avec vous, le beau coup! 11 n'en resteroit encore que trop pour Paris.