‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Chateaubrun, Giumond de la Touche, LemierreChapitre 108 sur 207 · ACTE I, SCÈNE II. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II. i

Hélas! j'aurois voulu ne devoir en ce lieu Uien au sort de la guerre et tout à votre aveu. Je vous parie en mon nom , je parle au nom d'un père Qu'une trop longue haine a séparé d'un frère , Qui veut aux noeuds du sang rendre tout leur pouvoir. Qu aujourd'hui pour jamais le monde paisse voir L'hiachus et le Nil couler d'intelligence! Seigneur, vous le voyez, je suis sans défiance: J'ai renvoyé l'armée avant que le traiic Ici par son effet ait été cimente; Je suis sorti pour vous de l'usage contraire, De tant de souverains politique ordinaire. Une telle prudence est honteuse entre rois : Quand l'honneur est garant, il suffit de sa voix, Et j'ai cru, si la foi de la terre s'exile, Que c'est au cœur des rois à lui sei-vir d'asile.

Seigneur, la défiance est l'effet du mépris; La haine seule entra dans nos riRurs trop aigris. Elle irrite hieti moins que le soupçon n'offense. Egyptus vers le Nil retourne en assuiance, Et sans autre ennemi que des voisins jaloux, Dont il court prévenir ourej)ousser les coups. Témoin de nos adieux, vous m'avez vu sincère, N'osant le retenir, m'en séparer en frère, Et vous savez pour lui tous les vreux que j'ai faits.

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