ACTE V, SCENE II. igS
Ciel!... Eh bien ! je saurai prévenir ou calmer...
AHASPE.
On murmure, seigneur, on s'attendrit, on doute
Du crime de Lyncée; et pour vous je redovUe
Ces meurtres de la nuit, votre courroux vengeur.
Les amis de Lyncée, et jdus encor, seigneur,
Les fers de votre fille au désespoir livrée,
Devant un peuple ému dont elle est ailorée.
Je treinlile d'aulant plus cjue ce peuple indompté
A la sédition trop souvent fut porté.
A la pitié qu'il sent se joint un air farouche:
Le cri de la vengeance est dans plus d'une bouche.
Peut-être si l^yncée avoit déjà paru...
J'ai frémi de ce trouble, et je suis accouru.
DANAUS.
Qu'on m'amène Hypermnestre, édlez.
ARASPE
Et le supplice?
Voulez-vous qu'à l'instant...?
DANAUS.
Si je veux qu'il périsse?
Oui, courez, et soudain qu'on l'immole à leurs yeux, Que son trépas impose à ces séditieux... Non, ne hasardons rien... Revenez. Oui, qu'il meure. Mais aux fers, en secret. Obéissez sur l'heure.
{ Araspc sort. )
igô. IIYPERMNESTRE.