ACTE II, SCÈNE III
J'obéis à mon cœur, et quand je le consulte, Je ne crois point trahir mon pays ni ninn culte. Mais sur mes sentiments quel douloureux effort ! C'est moi (|ui dois, jrands dieux! vous conduire à la mort, Moi qui, rempli d'horreur pour ce barbare office, lîenverserois plutôt l'autel du sacrifice. Cet odieux bûcher, le premier qu'en ces lieux Une aveugle coutume aura mis sous mes yeux. Hélas! plus je vous vois, plus mon ame attendrie Hépu<jne à cet arrêt qui vous ôte la vie.
LA VEUVE
Quel est cet intérêt qui vous parle pour moi? Est-ce à vous dans ce temple à montrer tant d'effroi? Comment à ces autels celui qui se destine Prend-ff l'engagement sans l'esprit du bramiue? Ou comment, né sensible, est-on associé A des coeurs qui fout vœu d'éîouffer la pilié?