‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Chateaubrun, Giumond de la Touche, LemierreChapitre 171 sur 207 · L.\ VEUVE · texte numérisé non relu

L.\ VEUVE

Ta sensible amilié me rend, ô mon cher frère !

Le jour plus désirable et ma tin plus amère.

Crois quil m'en coule assez, dans mes vives douleurs,

l'our combattre le sany, ma tendresse et tes pleurs :

Mais que sert en ce jour (ju'une sœur te revoie?

J'appartiens à la mort, t|ui réclame sa proie.

De ton cœur attendri vois mieux l'illusion,

Changeras-tu l'usage ou bien l'opinion?

Si j'évite la mort, la honte est mou partage,

Et de ma lâcheté ton opprobre est l'ouvrage;

rlus je te suis, et moins tu te dois attendrir.

Moins tu dois balancer à me laisser mourir :

Les miens vont te forcer à te mettre à leur tête.

LE JEUNE BRAMI-NE

Qu'oses-tu m'annoncer? ^

LA VEUVE

Viens, suis mes pas.

L E J E Vti E B R .\ M 1 N E.

iVrréte.

LA VEUVE

De ta douleur sans fruit veux-tu donc m'accabler?

LE JEUiNE BRAMINE.

Quoil tant de fanatisme a-t-il pu l'aveugler?

LA VEUVE

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