L.\ VEUVE
Ta sensible amilié me rend, ô mon cher frère !
Le jour plus désirable et ma tin plus amère.
Crois quil m'en coule assez, dans mes vives douleurs,
l'our combattre le sany, ma tendresse et tes pleurs :
Mais que sert en ce jour (ju'une sœur te revoie?
J'appartiens à la mort, t|ui réclame sa proie.
De ton cœur attendri vois mieux l'illusion,
Changeras-tu l'usage ou bien l'opinion?
Si j'évite la mort, la honte est mou partage,
Et de ma lâcheté ton opprobre est l'ouvrage;
rlus je te suis, et moins tu te dois attendrir.
Moins tu dois balancer à me laisser mourir :
Les miens vont te forcer à te mettre à leur tête.
LE JEUNE BRAMI-NE
Qu'oses-tu m'annoncer? ^
LA VEUVE
Viens, suis mes pas.
L E J E Vti E B R .\ M 1 N E.
iVrréte.
LA VEUVE
De ta douleur sans fruit veux-tu donc m'accabler?
LE JEUiNE BRAMINE.
Quoil tant de fanatisme a-t-il pu l'aveugler?
LA VEUVE