‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Chateaubrun, Giumond de la Touche, LemierreChapitre 173 sur 207 · I- A VEUVE · texte numérisé non relu

I- A VEUVE

De quel fri\ok' espoir ton cu'ur est animé! (^)niDient «juitter ces bords? l'univers m'est fermé : Si tn veux m airacber à ce climat funeste. Empêche donc qu'aussi ma mémoire n'y reste. Qu'elle n'y reste infâme; empêche, sur ce Lord , Que ma famille entière, à qui je dois ma mort, N'osant lever les yeux, et jamais consolée, Pans son propre pays ne se trouve exilée; Que, vengeant mon époux, un peuple furieux ÎVe me laisse en partant ses clameurs pour adieux, Et qu'une telle image, attachée à ma fuite, Ke me suive par-tout où. tu m'aurois conduite.

LE JEUNE BR AMI NE

Poursuis, respecte encore une homicide loi,

Crains l'époux comme un dieu prêt à tonner sur toi.

Hélas! moi seul des tiens je t'aime et je te reste.

Je ne te suis connu que de ce jour funeste;

De l'horreur de Ion sort ton frère a beau souffrir,

Kon, cruelle! il n'a pas le droit de t'attendrir;

Mais j'ai celui du moins, dans ce péril extrême,

D'oser te secourir contre ton aveu même.

Tu me parles d'honneur! le mien est de quitter

Ces profanes «jutels que je dois ilétester;

336 LA VEUVE DU MAUAr.AR.

J'y vais rester eiiror pour te sauver la vie ; Mais une fois ici mon attente remplie, Il n'est mer, ni désert, ni climat si lointain. Qui me sépare assez de ce temple inhumain.

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