I.'OFFICI EU
Je sais que de ce temple., à ISrama consacré , L'honneur a fait pour nous un asile assuré; Mais par le gouverneur la trêve demandée Seuicmetit |)Our un jour lui vient d'être accordée. 1,11 jour sufhra-t-il pour enlever les corps Des guerriei-s malheureux qu'ont vus périr ces bords, Indiens ou Français, victimes du carnage, Sans sépulture encor sur ce triste livage?
J.E G KN ÉR .\L.
Ln niettanl à la trêve un terme aussi prochain, Lu menjr.Ént ces niui-s de l'assaut jjour demain,
î4o LA VEUVE DU MALABAR.
Je sers les a>sié;>és, et pour eux je profite
Des extrémités même où leur ville est réduite.
Déjà de trop de ScUig ce rivaj;e est baigné,
Sauvons Celui du moins qui peut être épargné.
Quelque avantage, ami, (ju'on rherche ilans la j'juerrf
Compense-t-il les maux qu'elle ajiporte à la terre?
A regret cependant je vois ce peuple entier
En esclave asservi par le liramine ahier;
Son art est d'échauffer les esprits en tumulte ,
Et de les alarmer sur les mcrurs, sur lé culte.
Je les ai rassuiés : ils ont su que mon roi,
En m'envoyaut vers eux, n e\i;ye qu." leur foi,
Qu'il n'est rien dans leurs lois qu'il veuille qu'on renverse;
Qu'il ne veut seulement, pour les soins du commerce,
Qu'un port où ses vaisseaux partis pour l'indostan
Puissent se reposer sur le vaste Océan.
Mais apprends sur ces bords quel autre soin m'amène,
Que j'aime, que j'adore une jeune Indienne;
Que trois ans sont passés depuis qu'en ces climats
Un voyage entrepris me fit voir tant d'appas;
Que dans ces mêmes murs, malg.é l'usage austère,
Je la vis (juelquefois de l'aveu de son pè:c ;
Que je lui plus, qu'épris du [)kis ardent amour
Je conçus le pro[et de l'éjiouser un jour;
Que je vis sers moi seul sa jeune ame entraînée
Du moins avec tout autre éluder l'hyménée;
Qu'en France rappelé par les lettres des miens,
Je partis éperdu, j'emportai mes liens;
F.t que si j'ai brigué 1 honneur de l'entreprise
Fur qui eette cité^pous doit être soumise.