SOLDATS, PARENTS DE LA VEUVE
LA VEUVE
C'étoit VOUS, Montalban , qui preniez ma défense! C'étoit vous dont j'ai craint, dont j'ai fui la présence! Pour sauver Lanassa, (juel dieu vous a sauvé? Ah ! le jour m'est plus cher par vos mains conservé! De quel prix me doit être et ma vie et la vôtre! Je vivrois moins heureuse à vivre par un autre.
LE JEUNE HRAMI NE
Difjne prix de vos soins, vous ne croyiez d'abord Ravir qu'une inconnue aux horreurs de sa mort, Et le ciel vous devoit la faveur éclatante De retrouver en elle et sauver une amante.
LA VEUVE
Cher Montalban!
LE GÉNÉRAL
Partage, après tout notre effroi, Tant de rcconnoissance entre ton frère et moi. Vous, peuples, respirez sous de meilleurs auspices : Des faveurs de mon roi recevez pour prémices L'entière extinction d'un usage inhumain. Louis pour l'abolir s'est servi de ma main : En se montrant sensible autant qu'il est né juste,
aSo LA VEUVE DU MALABAR.
La splendeur de son régne en devient plus augus D'autre3 chez les vaincus portent la cruauté, L'orgueil, la violence; et lui, riiumanité.