‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Chateaubrun, Giumond de la Touche, LemierreChapitre 47 sur 207 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

HÉCUBK, IPHIS, GARDES

IPHIS

llclas! sa destinée est oncore incertaine Calrha? a réuni prcsi^ue tou" le.^ esprit;;.

Que la pitié naissante avoit déjà saisis.

Que d'Achille, dit-il, on célèbre la gloire;

Par des honneurs divins consacrons sa mémoire;

Que sur son tombeau même un temple édifié

Soit à son nom sacré par nos soins dédié.

A son culte éternel il faut une prétresse;

Ce choix ne peut tomber que sur une princesse.

Neptune, Jupiter, nos dieux les plus puissants.

Des mains d'une princesse ont reçu votre encen.«.

Achille a mérité leur grandeur souveraine,

De cet emploi sublime honortz Polyxène.

Par là vous l'immolez au.x mânes d'un époux,

Vous la sacrifiez par des moyens plus doux.

Qu'à veiller près de lui jour et nuit attentive,

Dans ses chants immortels le nom d'Achille vive.

Les vainqueurs d'Ilion sont devenus des dieux;

Pardonnez comme ils font, vous serez grands comme eux

Mais le cruel Pyrrhus, frémissant de colère,

Réclame sa victime, et veut venger son père.

HlicUBE.

Le barbare... ! Grands dieux, favorisez Calchas: Ah! s'il m'étoit permis... Iphis, guide mes pas, Hâtons-nous..

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