‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Chateaubrun, Giumond de la Touche, LemierreChapitre 52 sur 207 · ACTE I, SCENE II. yS · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II. yS

Je le traîne en pleurant aux marches de Faute). Ce jeune infortuné, grands dicu.v! c'étoit mon frère. Sorti (lu sein des morts, mon parricide père Semldoit, Lrùliint eiicor de la soit de son sang. Forcer ma main tremblante à lui percer le flanc.

Chassez ces vains objets , effacez-en l'empreinte.

IPIUGÉ.M E.

N'es-tu plus, cher espoir? en croirai-je ma crainte? Es-tu, comme ta so-ur, à l'orgueil immolé? Pour un autre llion ton sang a-t-il coulé? Hélas! tu soutenois mon timide courage; J'attendois chacpie jour qu'un favorable orage 31e livrât sur ces bords, de mes larmes trem|)és, Quelques malheureux Grecs au naufrage échappés. Pour instruire par eux Argos et ta ten<lresse Du cours de mes destins, ignoré de la Grèce; Sîire que ton grand cœur, pénétré de mon sort, M'affranchiroit d'un joug plus cruel que la mort. Inutiles projets! Les dieux, dans leur vengeance. M'ont voulu tout ravir, jusques à l'espérance.

ISMÉNIE

Grovez-en moins an songe et vos jiressentimeuts ; Il n'est d'oracles sûrs que les évéuemeiits. Quel barbare plaisir, quelle fureur extrême D irriter vos eiinuis sans pitié pour vous-même! D'ailleurs , souvent les dieux, qu'accusent nos douleurs, Annoncent leins bienfaits sous l'aspect des malheurs. Jusqu'au dernier moment, que votre cœur espère. Je peux ericor pour vous nommer ici mon père:

Votre rang, vos vertus , mes pleurs et vos bienfaits, Jusqu'au fond de soi) cœur ont porté vos regrets; Caché sous l'iiunible toit qu honore sa vieillesse. Du soin de vos malheurs il se remplit sans cesse. Hélas ! que votre sort lui fait sentir le sien ! Mais, madame, parlez; no; jours sont votre bien.

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