SCÈNE V
IPHlGi: XIE, LSMÉNIE, EUMENE.
IPIIIGÉNIE.
)1 faut donc la lomplir cette loi rigoureuse.... Allons, piiisqn il h- faut... Ou vais-je, malheureuse?
<'u 1 I II 1 VT I-. L^ I i:j IJj i-x 1 il u 11 1 LT Jj.
Tout mon San;; se soulève, et tout mon corps fiémit ; Dans mon cœur palpitant l'humanité gémit,
ISMÉXIE.
Vous dépendez d'un maître aux pleurs inaccessible, En ses fausses erreurs d'autant plus in(lexil)le Que, par le poids des ans courbé vers le tombeau. Il voit de ses longs jours pâlir le noir flamijeau. Craignez son zèle atireux, et que dans la Tauride Il ne vous fasse enfin trouver une autre Aulide. De ses ordres ])lutôt remplissez la vigueur: C'est le crime du sort, et non de voire cceur.
QueKjue esclave qu'il soit du destin qui l'opprime, Va , pour qui le commet , le crime est toujours crime; Et la nécessité, qvii semble l'excuser.
Ne peut vaincre son cœur, constant à l'accuser.
ISMÉN lE.
Mais si lo ciel enfin , si le ciel le commande?
Si c'est un sang impur, que son courroux demande?
Eh! de quel vain effroi prétends-tu me frapper? La nature me parle , et ne peut me tromper : C'est la première loi... c'est la seule peut-être... C'est la seule, du moins, qui se fasse connoître, Qui soit de tous les temps, qui soit de tous les lieux - Et qui règle à-la-fois les hommes et les dieux.
EU M EN E
Ah, madame! pensez...
I p H 1 G É iN 1 E-
Je sens que je m égare;