ACTE I, SCÈNE IV
ï'.t les dieux en coiuiouk, ces dieux par qui nous sommes, >'e pourront deman<ler pour victimes, des hommes ! Le sang que nous taisons couler à notre jré Sera-t-il donc pour eux uniquement sacré? Mais vous, de leurs décrets l'instrument et l'organe. Quel tribunal en vous les juge et les condamne? De quelle autorité, bornant ici leurs droits, Aux maîtres du tonnerre imposez-vous des lois? Trenihlez de vos discours: qu'un prompt retour expie Les murmures secrets de votre cœur impie. Malgré les mouvements dont il est combattu, ■Adorer et frapper, voilà votre vertu.
1 PniGÉNIE.
Eh bien ! seigneur, eh bien ! envoyez la victime. Puissè-je ne remplir (jii'un devoir légitime !
La victime de près va vous suivre à l'autel. Je retourne la voir dans mon trouble mortel. Qui que ce soit, frappez, soyez inexorable: C'est être ciimiuel (jue d'être misérable. En un mot , c'est ma loi , c'est ma religion ; Et votre seul devoir est |a soumission.