‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Chateaubrun, Giumond de la Touche, LemierreChapitre 64 sur 207 · I P II I G É M E · texte numérisé non relu

I P II I G É M E

Des soins que me prescrit la céleste rigueur. Osons (lu moins remplir le seul clier à mon cœur.

(aux prC'lvcsses.) Que l'on ôte les fers des mains de ces victimes ; Accomplissez du ciel les ordres légitimes. Ces fers injurieux, désormais superflus, Dans ce temple sacré ne leur conviennent plus.

[pendant qu'on détache leurs fers.) Quels traits et quel maintien!... G devoir inflexible!... Qu'il est cruel de naître avec un cœur sensible !

{après que les prêtresses se sntH retirées.) Etrangers malheureux, dont la noble douleur Accuse en vous des rois le sang et la valeur, Daignez répondre aux soins de mon ame attendrie. Quels sont vos dieux, vos lois? quelle est votre patrie? Sur les devoirs sanglants d'un emploi rigoureux, iXe jugez point mon cœur infortuné par eux. Des barbares rigueurs d'un culte illégitime Mon bras est l'instrument, mou cœur est la victime.

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