‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Colardeau, Diderot, et PoinsinetChapitre 110 sur 201 · CÉCILE, LE COMMANDEUR, LE I>ÈRE DE FAMILLE, SAINT-ALBIN · texte numérisé non relu

CÉCILE, LE COMMANDEUR, LE I>ÈRE DE FAMILLE, SAINT-ALBIN

(Le père de famille entre le premier, son fils le suit.)

SAIN T-A L u I N , violent, désolé, éperdu, ici et dans

toute la scène.

Elles n'y sont plus... On ne sait ce qu'elles sont devenues... Elles ont disparu.

i;^ LE PÈRE DE FAMILLE.

LE COMMANDECB, à;jarf.

Bon. Mon ordre est exécuté.

SAINr-ALBIN.

Mon père, écoutez la prière d'un fils désespéré. Rendez-lui Sophie. Il est impossible qu'il vive sans elle. Vous faites le bonheur de tout ce qui vous environne ; votre filssera-t-il le seul que vous ayez rendu malheureux!... Elle n'y est plus... elles ont disparu... Que ferai-je?... quelle sera ma vie?

LE COMM ANDEL H, rt pfl)t.

Il a fait diligence.

SAIN T-A L B I K

Mon père!

LE PÈRE DE FAMILLE

Je n'ai aucune part à leur absence. Je vous l'ai déjà dit; croyez-moi. (// se promène lentement, la tête baissée et l'air chagrin. )

SAINT-ALBIN s'écrie , en se tournant vers le fond.

Sophie, où êtes-vous? qu'étes-vous devenue?..

Ah!...

CÉCILE, à part.

Voilà ce que j'avois prévu.

LE COMMANDEL'R, à yjart.

Consommons notre ouvrage. Allons ( à son neveu, d'un ton compatissant.) Saint-Albin!

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