ACTE III, SCÈNL VIII. i
qui t'a dégradé, et (|ui jouit maintenant de ta confusion... Tu ne réponds rien ! Tu te tais ! G E R M E ti 1 L , avec froideur et fermeté. Je vous écoute, monsieur, et je vois qu'on ôte ici l'estime, en un moment, à celui qui a passé toute sa vie à la mériter. J'attendois autre chose.
LE PÈRE DE FAMILLE
N'ajoutez pas la fausseté à la perfidie. Retirezvous.
GERMEDIL.
.le ne suis ni faux ni perfide.
Quelle insolente intrépidité!
LE COMMANDEUR, rt Germeuiï.
Mon ami, il n'est plus temps de dissimuler. J'ai tout avoué.
GERMEUiL, au covimaudeur.
Monsieur , je vous entends , et je vous reconnois.
LE COMMANDEUR
Que veux-tu dire? Je t'ai promis ma fortune et ma nièce : c'est notre traité , et il tient.
GERMEUIL
Je n'estime pas assez la fortune pour en vouloir au prix de l'honneur; et votre nièce ne doit pas être la récompense d'une jierfidie... Voilà votre ordre.
i8-i LE PERE DE FAMILLE.