‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Colardeau, Diderot, et PoinsinetChapitre 116 sur 201 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LE PÈRE DE FAMILLE, LE COMMANDEUR

Vous avez entendu?

LE PÈRE DE FAMILLE

Oui, mon frère.

LE COMMANDEUR

Savez-vous où il va ?

LE 1>ÈRE DE FAMILLE

Je le sais.

LE COMMANDEUR

Et vous ne l'arrêtez pas ?

LE PÈRE DE FAMILLE

Non.

i8n LE FEllK i)i: E A MIL LE.

LE Cf)MMAM)ErR.

Et S il vient à retrouver cette fille ?

LE PÈRE DE FAMILLE

Je compte beaucoup sur elle : c'est un enfant, mais c'est un enfant bien né ; et , dans cette circonstance, elle fera plus que vous et moi.

I,E COMMANDEUR

Bien imaginé!

LE PÈRE DE FAMILLE

Mon fils n'est pas dans un moment où la raison puisse quelque chose sur lui.

Donc il n'a qu'à se perdre? J'enrage. Et vous (■tes un père de famille, vous?

LE PÈRE DE FAMILLE

Pi)urriez-vous m' apprendre ce qu'il faut faire?

LE COMMANDEBR.

Ce qu'il faut faire! Être le maître chez soi; se montrer homme d'abord, et père après, s'ils le méritent.

LE PÈRE DE FAMILLE

Et contre qui , s'il vous plaît, faut-il que j'agisse ?

LE COMMANDEUR

Contre qui? Belle question! Contre tous: contre ce Germeuil, qui nourrit votre tils dans son extravagance , qui cherche à faire entrer une créature dans la famille pour s'en ouvrir la porte à lui-même, et que je ch'asserois de ma maison:

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