ACTE IV, SCÈNE XX
SCÈISE XX.
LE COMMANDEUR
La maîtresse de mon neveu dans l'appartement de ma nièce !... Quelle découverte!... Je me doulois bien que les valets étoient mêles là-dedans. On alloit, on venoit , on se faisoit des signes, on se parloit bas. Tantôt on me suivoit, tantôt on m'évitoit... Il y a là une femme de chambre qui ne me quitte non plus que mon ombre... \';oilà donc la cause de tous ces mouvements auxquels je n'entendois rien. .. Commandeur, cela doit vous apprendre à ne jamais rien négliger. Il y a tou- . jours quelque chose à savoir,où l'on fait du bruit... S'ils empêchoient cette vieille d'entrer, ils en avoient de bonnes raisons... Les coquins!... Mais j'ai mon ordre... Ils me l'ont rendit... Oh! pour cette fois, il me servira. Dans un moment, je tombe sur eux, je me saisis de la créature, je chasse le coquin qui a tramé tout ceci... je romps à-la-fois deux mariages... Ma nièce, ma' prude nièce s'en ressouviendra, je l'espère... Et le bon homme , j'aurai mon tour avec lui... Je me venge du père, du fils, de la fille, de son ami... O commandeur, quelle journée pour toi '
FIN ni; QUATRIÈME .\CTE.