‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Colardeau, Diderot, et PoinsinetChapitre 139 sur 201 · CÉCILE, MADEMOISELLE CLAIRET · texte numérisé non relu

CÉCILE, MADEMOISELLE CLAIRET

CÉCILE

J<> meurs d'inquiétude et de crainte... Deschanips a-t-il reparu?

M"e CLAIRET.

Non, mademoiselle.

CÉCILE

Où peul-il être allé?

M"e CLAIRET.

Je n'ai pu le savoir.

CÉCILE

Que s'est-il passé ?

M"e CLAIRET.

D'abord il s'est fait beaucoup de mouvement et de bruit. Je ne sais combien ils étoient. Ils alloient et venoient. Tout-à-coup le mouvement et le bruit ont cessé. Alors je me suis avancée sur la pointe des pieds, et j'ai écouté de toutes mes oreilles ; mais il ne me parvenoit que des mots sans suite. J'ai seulement entendu monsieur

LE PERE DE FAMILLE. aiy

le coniinaiideur qui crioit d'un ton menaçant : Un commissaire.

CÉCILE

Quelqu'un l'auroit-il aperçue?

m""^ clairet.

Non , mademoiselle.

CÉCILE

Deschamps auroit-il parle?

m"<= clairet.

Cest autre chose. Il est parti comme un éclair.

CÉCILE

Et mon oncle ?

Mlle CLAIRET.

Je l'ai vu. Il gesticuloit. Il se parloit à lui-même. il avoit tous les signes de cette gaieté méchante que vous lui connoissez.

CÉCILE

Où est-il?

M"e CLAIRET.

Il est sorti seul, et à pied.

CÉCILE

Allez... Courez... Attendez le retour de mon oncle... Ne le perdez pas de vue... Il faut trouver Deschamps... Il faut savoir ce qu'il a dit. ( Mademoiselle Clairetsort; Cécile la rappelle, et luidit:) Sitôt qiic Gerineui! sera rentré, dites-lui q'ie je suis ici.

->.■.'.; LE PÈRE DE FAMILLE

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