SCÈNE Xll. Soi
ClDiLISE.
Il viiiioit uuiis lire toute une tragédie... La préférence.
LE MARQUIS
Ah ciel !
.vu A M IIS TE.
Je te la cède. J'avois pourtant un assez joli médiateur de ce côté.
LISIUOU.
II étoit sur.
ISMÈSE.
Degrarc, point de conseils. {Pendant ce temps le ma) qiiis regarde le jeu d'Ismène,ct lui présente du tabac. )
AR AMIiNTE.
Ne crains rien ; je suis d'un guignon décidé... Le roi de carreau... Pour revenir au petit Damon, il s'est avisé de prendre de l'humeur, je ne me souviens plus sur quoi, et tout en grondant il nous a débarrassés de sa personne et de son ouvrage.
LE JIARQDIS.
Ah! je respire. Le dénouement n'est pas malheureux. Est-ce qu'on fait de ces espèces-là sa société? Il est des gens de lettres d'un vrai mérite avec qui l'on se fait honneur d'être lié ; mais pour ceux-ci, on les reçoit quelquefois le matin , pour
Aoi ].E CERCLK.
leur oommandei une. chanson, ou bavanltr |)oiitlant que l'on s'habille. Ou le soir, oui le soir, on en rassemble une couple!; on les excite, on les irrite l'un contre l'autre ; alors ils s'attaquent, ils s'accablent d'épifjrammes , s'injurient, se déchirent : cela est plaisant, divin. Tenez, cela rcs- .semble assez aux combats de coqsqiie l'on donne à Londres ou sur nos navires. C'est un cadeati dont je veux vous régaler. Il est vrai qu'il en résulte le petit désagrément de les saluer le lendemain en public ; mais on a ri, et cela console.
.\R\ MINTE.
Il (>st artVenx de ne pouvoir jouer une seide Fois.
MSI non.
Madame , à la vérité, n'est pas heureuse.
LE MARQUIS
Aussi vous ne risquez jamais rien. Il faut savoir brusquer la fortune. Mais vous me ressemblez : vous êtes trop prudente. Ce matin, cependant, j'ai pense avoir ce qui s'appelle une affaire.
ABAMISTE.
Trnijoursdes aventures! Et quelle est celle-ci5'.. .le passe.