‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Colardeau, Diderot, et PoinsinetChapitre 23 sur 201 · I.OTHARIO · texte numérisé non relu

I.OTHARIO

Ue ton père.

Tu pleures! Ah ! pardonne au trouble où tu me vois. Malheureux, je menace et si:pplie à-la-fois ! Indigne de t'aimer, je sens que je t'adore j Je redoute un rival, ou plutôt je l'abhorre. Dans ce désordre affreux retiens ici mes j)as : Oi'.c sais-je? je craindrois d'ensanglanter mon bras. ! h bien ! ose venger l'amour et la nature. ' : I liste, que ce fer, teint du sang d'un parjure, \ii( ste au monde entier mes remords, tes vertus; r \ iens un furieux qui ne se connoît plus.

CALISTE

\ (Il doute point, ingrat; j'ai désiré ta perte. A mes vœux empressés les mortels l'ont offerte , \.f ciel , moins équitable, a pu la négliger; Que dis-je? il m'intéresse à ton propre danger. Je n'envisage, hélas! dans ma triste vengeance, Qu'un malheur plus certain, des maux sans espérance, Et , libre d'obtenir ta fuite ou ton trépas , Mon cœur intimidé ne les accepte pas.

Tout se présente à moi sous un aspect barbare ! Ces armes... ces soldats... ces vaisseaux qu'on prépare.. Dans le piège où tu cours, mes pas embarrassés... Que sais-je?... Mes s inglols doivent t'en dire assez.

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