LE PÈRE DE FAMILLE, SAINT-ALBIN
(Tandis que le père Je famille erre accablé de tristesse, entre Saint-Albin vêtu comme un homme du peuple, en redingote et eu ve5te; les bras cachés sous sa redingote,
^8 LK PERE DE FAMILLE
et le cliapeau rabattu et enfoucé sur les yeux. 11 s'avance à pas lents. Il paroît plonjjé dans la peiue et la rêverie. Il traverse satis apercevoir personne. )
i.Ë PÈRE DE FAMILLE, qui le voit Venir h lui, l'atlend, l'arrête par le bras, et lui dit :
Qui étes-vous? Où al]ez-\ous? [Saint- yilbiu ne répond point.') Qui êtes-vous? Où allez-vous? (Saint- Albin ne répond point encore. Le père de famille relève lentement le chapeau de Saint-Albin ., reconnoît son fils, et s'écrie : ) Ciel... c'est lui!... c'est lui!... Mes funestes pressentiments, les voilà donc accomplis!... Ah\... [Il pousse des accent'! douloureux, il s'éloigne ,ilrevient. Il dit :) Je veux lui parler.... je tremble de l'entendre.... Que vais -je savoir?... J'ai trop vécu; j'ai trop vécu.
SAINT-ALBIN, en S éloignant de son père et soupirant de douleur.
Ah !
LE l'ÈRE DE FAMILLE, le Suivant.
Qui es-tu? d'où viens-tu?... Aurois-je eu le inalheiir?...
S A I N T-A L B I > , en s'éloignan t encore.
Je suis désespéré.
LE PÈRE DE FAMILLE
Grand Dieu ! que faut-il que j'apprenne ?