ACTE I, SCÈNE Xll. m
LE PÈRE DE FAMILLE
Mon frère, ne m'accorderez-vous pas un instant •le repos ?
LE COMMANDEDB.
Ils s'aiment; c'est moi qui vous le dis.
LE PÈRE DE FAMILLE, impatienté.
Eh^bien! je le voudrois. ( // entraine le commandeur hors de la scène, tandis qu il parle.)
LE COMMANDEUR
Soyez content. D'abord ils ne peuvent ni 'se souffrir ni se quitter. Ils se brouillent sans cesse, et sont toujours bien. Prêts à s'arracher les yeux sur des riens , ils ont une ligue offensive et défensive envers et contre tous. Qu'on s'avise de remarquer en eux quelques uns des défauts dont ils se reprennent , on y sera bien venu!... Hâtezvous de les séparer , c'est moi qui vous le dis...
LE PÈRE DE FAMILLE
Allons, monsieur le commandeur; entrons.
LE COMMANDEUR
C'est-à-dire que vous voulez avoir du chagrin? Eh bien ! vous en aurez.