‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Colardeau, Diderot, et PoinsinetChapitre 84 sur 201 · ACTE II, SCÈNE IX. i3i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX. i3i

Serfji est votre fils '

LE PÈRE DE KAMILLE

Il VOUS estime, vous aime; mais sa passion prépareroit votre malheur et le sien, si vous la nourrissiez.

SOPHIE

Pourquoi suis-je venue clans cette viU<;? Que ne m'ensuis-je allée lorsque moncœur meledisoit '.

LE PÈRE DE FAMILLE

Il en est temps encore. Il faut aller retrouver une mère qui vous rappelle , et à qui votre séjour ici doit causer la plus grande inquiétude. Sophie, vous le voulez?

SOPHIE, «part.

Ah, ma mère ! que vous dirai-je ?

LE PÈRE DE FAMILLE, rt madame Hébert.

Madame, vous la reconduirez j et j'aurai soin que vous ne regrettiez pas la peine que vous aurez prise.

(^Madame Hébert fait la révérence. )

LE PURE DE FAMILLE, rt Sophie.

Mais, Sophie, si je vous rends à votre mère, c'est à vous à me rendre mon fils. C'est à vous à lui apprendre ce qu'on doit à ses parents; vous le savez si bien !

»3ï LE PÈRE DE FAMILLE.

SOPHIE, h part.

Ah , Sergi ! pourquoi...

LE PÈHE DE FAMILLE

Quelquelionnéteté qu'il ait mise danssesvucs, vous l'en ferez rougir. Vous lui annoncerez votre départ; et vous lui ordonnerez de finir ma douleur et le trouble de sa famille.

SOPHIE, à madame Hébert.

Ma bonne!...

M™e HÉBEHT.

Mon enfant!...

S o i> H lE., s' appuyant sur elle.

Je me sens mourir...

Ml"» HÉBERT.

Monsieur, nous allons nous retirer et attendre vos ordres.

S o p H I E , en se retirant.

Pauvre Sergi ! malheureuse Sophie !

(Elle sort, appuyée sur madame Hébert.)

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