ACTE III, SCENE XIII
femme. Je voulons rester là , entre ma fille et mon fils. ( Ils s asseyent tous. ) ( à tout le monde. ) Oh ! çà, beuvons un coup, d'abord, ça ouvi'e l'appe'tit.
HE>RI
Vous êtes homme de bon conseil, et vous inspirez la franche (gaieté, monsieur Michau... ( refusant de la pinte qui est devant Michau, et dont celui-ci lui offre, et se saisissant de celle qui est t/eyanf/ui.) Non, servez madame Michau... (montrant Catau.) Je vais en verser, moi , à notre belle enfant, et je m'en sersàrai après.
MICHAU
C'est bian cht... ( à Marqot.) Tiens donc, femme... (à Richard.) Tiens donc, Richard... (7/5 boivent tous à la santé de Henii comme leur convié.) (^à Henri.) Monsieu , j'ons l'honneur de boire à vot' santai.
RICHARD, à Henri f en buvant à sa santé.
Monsieur, permettez-vous?...
UEKRI.
Bien obU^é, messieurs et mesdames, (à Catau, en lui serrant la main. ) Je vous remercie, charmante Catau.
CATAU, faisant uti petit cri.
Aye! aye! Monsieu, comme vous me sarrez la main! Ca m'a fait mal , da.
i68 LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV.
HENRI
Pardon, ma belle enfant; je suis bien éloigné d'avoir l'intention de vous faire du mal; au contraire.
M I c H A c , servant Hen ri.
Tenais, monsieu, je vous sars c'te première fois-ci : passé ça , sarvons-nous nous-mêmes sans çarimonie. C'est aisé, car nos viandes sont toutes coupées.
HENRI, prenant ce que lui offre Michau.
Grand merci, monsieur, (o Catau, en la servant.) Que j'aie l'honneur de vous servir, ma belle voisine. Je ne sais si vous avez de l'appétit ; mais vous en donneriez.
CATAU
C'est vot' grâce ! Ben obligée , monsieu ; v's'êtes ben poli.
MICHAU, à Margot.
Prends donc , femme. ( h Margot et a Richard.) Allons, prenais, vous autres, je sis servi, moi. {Ils paraissent manger comme des gens affamés , sur-tout Henri, qui mange avec une grayide vivacité, ce qui est marqué par des silences.) Vlà un biau moment de silence. Allons , ça va bian : nous mangeons comm' des diables.
CATAU
C'est qu'il n'est chère que d'appt-tit.