ACTE III, SCÈNE XHI
nie 11 A Kl).
Ali! mon père ! depuis (ju'elle m'a trahi... HENRI, l'interrompant, tout en dévorant.
Quoi! votre maîtresse vous a trahi, monsieur Richard? Eh! contez-moi donc ça.
MiCHAU, toujours mangeant.
Ne U en parlais donc pas ; vous le feriais pleurer.Point de queustion là-dessus. V's êtes trop curieux, au moins, (a Richard.) Allons, chante ça, te dis-je.
MARGOT, h Richard.
Oui, chante, mon Heu; ça t'égayera, et nous itou.
G A T A u , à Richard.
Ohl oui, oui, chantez, chantez, mon frère; et pis j'en chanterons eune après.
HEs RI, avec feu.
Je serai ravi de vous entendre ! j'en serai enchanté !
MICHAU, à Richard.
Allons, chante donc; je le veux : ne fais pas le benais.
RICHARD, d'un air triste et contraint. C'est par obéissance pour vous, mon père, (^montrant Henri) et par ('gard pour monsieur, qui n'a (|ue faire de ma tristesse, que je vais chanter; car je n'en ai nulle envie, en vérité.
174 LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV. (// chante.)
Si le roi m'avoit donné
Paris, sa grand' ville, Et qu'il me falMt quitter
L'amour de ma mie , Je dirois au roi Henri :
» Reprenez votre Paris.
« J'aime mieux ma mie, « O gué,
« J'aime mieux ma mie ! »
(Henri se détourne et répète, à demi-voix, au roi Henri, d'une façon gaie et d'un air satisfait.)
HENRI, à Michau, en montrant Richard.
La chanson est jolie, très jolie, et monsieur la
chante à merveille.
MICHAU
Je l'crois, qu'i la chante ben! Parguenne! eh! c'est li qui l'a faite... Dame! monsieu, il est savant not' fils.
HENRI, à Catau.
Et vous, aimable Catau; la votre, à présent?
CATAT.
Je n'nous ferons pas presser; je n'avons pas pune assez belle voix pour ça.