ACTE I, SCÈNE V
Doubler le nombre , au moins , de nos concerts. MARIANNE, l interrompant avec feu.
Oui, mais parlons de ses soirées.
Les miennes lui sont consacrées Depuis qu'il ne sort guère, et qu'il ne soupe plus. Je lui continuerai ces devoirs assidus : Je lui tiendrai toujours fidèle compagnie; Mais, sans vous gêner, vous.
DES ViOyi Ais^ très vivement.
Me gêner? Mais , alors , Je vous promets, pendant sa vie.
De ne jamais souper dehors.
MARIANNE, avec vivacité et sentiment.
Ainsi donc tous ses goûts vont devenir les nôtres. Ou les nôtres aux siens eu tout seront soumis. Sur-tout ayons grand soin que ses anciens amis Soient mieux reçus de nous que les miens et les vôtres.
DES RONAis, avec impétuosité.
Eh mais ! si vous voulez , nous n'en verrons point d'autres. Quand nous serons unis par des liens sacrés ,
Tout m'est égal, et vous me suffirez.
Eh ! que m'importe après le reste de la terre?
Je n'y vois rien que mon amour.
MARIANNE, tendant la main à Des Ronais, en voyant
paraître M. Dupuis.
Eh ! Des Rouais... Voici mou père de retour. DESRONAis, apercevant le notaire.
Voyez-vous, voyez-vous avec lui son notaire? J'en tire un bon augure.