DES R ON AI S
Bonjour , mon cher monsieur. Vous me direz peut-être Pourquoi monsieur Dupuis, si matin aujourd'hui. M'a fait prier de descendre chez lui.
M. CLÉNARD
Je l'ignore, monsieur; il n'a rien fait connoître... DES R ON AI s, finter trompant.
Eh bien! mon cher Clénard, eh bien!
En l'attendant, en attendant sa fille,
8 DUPUIS Eï DES RONAlS.
Oui, dans ce même iustant s'habille , Je vous demande uu moment d'entretien.
Comme , depuis la mort d'uii neveu qu'il regrette .
Et dont vous étiez précepteur.
Monsieur Dupuis vous a donné retraite
Dans sa maison , et qu'il vous traite
Plus eu ami qu'en protecteur, Cette grande amitié , l'étroite intelligence Qu'avec lui vous aviez, m'avoit d'abord fait peur : Je me cachois de vous par excès de prudence... Mais j'ai, depuis deux jours, reconnu mon erreur; J'ai vu de vous uu trait qui peint votre candeur : Ce trait a décidé, lui seul , ma confiance;
Et je veux vous ouvrir mon cœur.
^ M CL EN A RD
Monsieur, comptez sur moi d'avance.
■ DES R ON Aïs.
Vous verrez que j'y compte assez.
Venons au fait ; et comiuencez Par m'avouer qu'il n'est point de constance
Qui tienne aux chagrins, aux ennuis.
Aux peines, aux tourments que, dans la circonstance
De l'état critique où je suis, Depuis cinq ans, me fait souffrir monsieur Dupuis,
M. CLÉNARD
Quels sont donc ces chagrins ?. . . Je ne vois point vos peines. Monsieur Dupuis, qui vous chérit, Ne laisse plus les choses incertaines;
Pourquoi vous tourmenter l'esprit?
Tous deux placés dans la haute finance,