‹ Chefs d'œuvre dramatiques de Collé, et FavartChapitre 60 sur 231 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE DCC DE SULLI, LE MARQUIS DE CONCHINI. LE MARQUIS DE COîfCHI>-I, àyjarf.

Faisons parler monsieur de SuUi... Il lui échappera sûrement quelques propos indiscrets et pleins de hauteur, et je les rendrai au roi, ce soir, tels qu'il me les aura tenus... ( au duc.) Vous me voyez, monsieur le duc , dans la plus grande joie de l'entretien particulier que le roi veut avoir avec vous. Vous dissiperez facilement tous les nuages qui se sont élevés entre vous et lui, depuis quelque temps... Je le désire bien vivement, du moins.

94 LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV. LE DUC DE SULU, (Tuji air froid.

Je vous en ai toute l'obligation que je dois vous en avoir, monsieur de Concliini.

LE MARQUIS DE coNCHiNi, très Vivement.

Ah! monsieur, qu'un grand ministre est à plaindre! L'envie et la calomnie le poursuivent sans relâche. Avec tout autre prince que notre monarque je craindrois que... LE DUC DE suLLi, rinterrompant d'un airjier.

Oui ; mais avec lui je n'ai rien à craindre , et je ne crains lien, monsieur.

LE MARQUIS DE CONCHINI, très Vivement.

Vous pouvez avoir raison avec ce prince-ci, qui a toujours devant les yeux vos services en tout genre; qui se souvient que, dans les premiers temps, vous lui avez sacrifié votre fortune ; que vous avez exposé mille fois votre vie à ses côtés; que, des blessures dont vous êtes couvert, vous en avez encore...

LE DUC DE SULLI, l'inteirompaut avec impatience.

Eh! monsieur, de grâce, abrégeons.

LE MARQUIS DE CONCHINI, Continuant.

Je n'en dis point trop, monsieur, et le roi doit toujours avoir présent à l'esprit que vous avez négocié , au-dedans , avec tous les grands de son état, desquels il a été obligé de racheter son

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