ACTE I, SCÈNE V
tant fermement sur la justice du roi, je suis si persuadé, si convaincu d'ailleurs de ses bontés pour moi, que, quand j'entendrois de la bouche même de sa majesté qu'elle m'abandonne, je ne l'en croirois pas, et j'imaginerois que sa langue a trompé son cœur.
LE MARQUIS DE COTH cui^ i ^ tVuH air d'embanas.
Ah! monsieur... oui... Mais gardez-vous bien de vous livrer à cette confiance aveugle... et voyez...
LE DUC DE SULLI, V interrom-pàiit iV lin air fier et avec un mépris marqué.
Je ne vois rien et je ne veux rien voir que cela , monsieur. Ce sont les purs sentiments de mon ame, et que vous pouvez rendFC à sa majesté dans les mêmes termes..... C'est ce que je n'attends pas de vous, cependant, monsieur, si vous voulez que je vous parle à présent d'un style plus clair et moins figuré
LE MARQUIS DE CONCHISI, trouhlé.
Comment, monsieur, moi?... Pourriez-voi^s me croire capable ?... ( voyant reparoitrc le roi.) Mais, vQici le roi de retour.
( Le roi s'arrête à la porte de la (jalerie avec le
duc de Bellegarde, le marquis de Praslin, le!;
deux officiers des chaises, et quelques autres
personna(je<i miiets- Le duc de Sulli et le rtinr-
quisde Coyichini vont aiL-devant du roi, cl Conchini passe dans l'antichambre, où il reste en vue avec les autres courtisans, qui marquent, pendant toute la scène suivante, leur inquiète curiosité sur Vévènement de l'entretien du roi avec Sulli. )