SCÈNE VII
LE DUC DE SULLI, anivant en tâtonnant, et saisissant le bras du duc de Bellegarde ; le DUC DE BELLEGARDE, le marquis de CONCHINL
LE DUC DE SULLI, Gu duc de Bellegarde , qu'il prend pour le roi.
Ah! sire, seroit-ce vous?... Est-ce vous, sire? LE DUC DE BELLEGARDE, au marquis de
Conchini.
C'est la voix de monsieur de Rosni, et son cœur; car il n'est occupé que de son l'oi.
LE DUC DE SULLI, recounoissaiit le duc de
Bellegarde.
C'est moi-même. Eh! c'est vous, duc de Bellegarde? Etes-vous seul ici? Savez-vous où est le roi? a-t-il quelqu'un avec lui?
LE DUC DE BELLEGARDE
Il y a deux heures que j'en suis séparé: il n'étoit point avec le gros de la chasse quand je l'ai perdu; et, pour moi, je suis ici uniquement avec le marquis de Conchini.
LE MARQUIS DE CONCHINI, rt M. de SulU.
Avec votre serviteur, duc de SuHi. Mais, vous , qu'avez-vous donc fait de votre cheval?
LE DUC DE SULLI
Je l'ai donné à un malheureux valet, qui s'est cassé la jambe devant moi. Mais, dites-moi donc, messieurs, en quel endroit de la forêt nous trouvons-nous ici?
LE MARQUIS DE CONCHINI
Ma foi, nous y sommes égarés; voilà tout ce que nous savons.
LE DUC DE BELLEGARDE
Cela est agréable, et sur-tout pour un galant chevalier comme moi , qui devois, ce soir même, mettre fin à une aventure des plus brillantes. Soit dit , entre nous , sans vanité et sans indiscrétion , messieurs.
LE DUC DE SULLI, duii air bnisque.
Duc de Bellegarde, vous n'avez que vos folies en tête! Je pense au roi, moi. Il n'aura peut-être été suivi de personne ; la nuit est sombre , je crains qu'il ne lui arrive quelque accident.