ACTE II, SCENE VII
LE MARQUIS DE coy CHiy i^ d'uii air indifférent.
Bon! quel accident voulez-vous qu'il lui arrive?
LE DUC DE suLLi, vivement.
Eh quoi! monsieur, ne peut-il pas être rencontré par un braconnier, par quelque voleur? Que sais-je, moi? (avec colère.) En ve'rité, le roi devroit bien nous épargner les alarmes où il nous met pour lui! Que diable! ne devroit -il pas être content d'être échappé à mille périls, qui étoient peut-être nécessaires dans le temps? et cet homme-là ne sauroit-il se retenir de s'exposer encore aujourd'hui à des dangers tout-àfait inutiles?
LE DUC DE BEL L EGA B DE, c/'un air /e^er.
Eh! mais, mais, mon cher Sulli, vous mettez les choses au pis... J'aime le roi autant que vous l'aimez, et...
LE MARQUIS DE coxcHiM, l'interrompant (Cun air indifférent.
Et moi aussi, assurément... Mais, par ma foi, c'est vouloir s'inquiéter à plaisir que de... LE DUC DE SULLI, l'interrompant brusquement.
Vive dieu! messieurs, nous avons une façon d'aimer le roi tout-à-fait différente ; car moi, je vous jure que, dans ce moment-ci, je ne suis nul-
i3o LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV. lement rassuré sur sa personne. J'ai peiir de tout pour lui, moi; je ne suis pas aussi tranquille que vous l'êtes.