‹ Chefs d'œuvre dramatiques de Collé, et FavartChapitre 93 sur 231 · ACTE II, SCÈNE XIII. i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XIII. i

cause... Je vous aurions bien baillé le lit de not' fils, s'il n étoit pas revenu ; mais, dame, je voulons que not' enfant soit bien couché, par parférence.

HENRI, toujours gaiement et avec bonté.

Cela est trop juste. Pardieu, je serois fâché de le déranger, et vous avez raison ; cela est d'un bon père.

MICHAU

C'est qu'y sera las, c'est qu'y sera harassé, voyais-vous?... Allons, allons, \enais-vous-en , monsieur... Avous faim?

HENRI, vivement

Oh ! une faim terrible !

MICHAU

Et soif à l'avenant, n'est-ce pas?.

HENRI

La soif d'un chasseur; c'est tout dire.

MICHAU

Tant mieux! morgue ! V m'avais l'air d'un bon vivant! Buvez-vous sec?

HENRI, gaiement.

Oui, oui, pas mal, pas mal.

MICHAU

Vous êtes mon homme... Suivais-moi... Je voyons que nous nous tutoierons bientôt à table. J'allons vous faire boire du vin que j'faisons ici.

i44 LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV.

II est excellent; quand ce seroit pour la bouche

du roi. .. Laissez faire , nous allons nous en taper.

H ES RI

Ventre-saint-gris ! je ne demande pas mieux.

MIC H AU

Oh ! pour le coup, je voyons bian que vous n'avais pas menti; vous et' officier de not' bon roi, car vous v'nais de dire son juron.

HENRI, h part, en s'en allant.

Continuons à lui cacher qui nous sommes... Il me paroît plaisantdeneme point faire connoître. (// s'en va avec Michau, qui le prend par la main.)

FIN DU SECONn ACTE.

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