SCÈNE V
MADAME PATIN, LUCILE, LISETTE
LUCILE
Ah, ma tante'.je viensd'avoirune belle frayeur!
Mme PATIN.
Elle a rencontré la baronne.
i5o LE CHEVALIER A LA MODE.
LUCÎLE.
Je viens implorer votre protection, ma tante , et vous demander un asile contre la violence et les injustices de mon père.
^me pATl>\
Comment donc, ma nièce? Que vous a-t-il fait?
LISETTE, bas.
Qu'est-ce que ceci?
LUCILE
Ah, ma tante! qu'on est malheureuse d'être fille d'un père comme celui-là!
M"ie PATIN.
Mais encme qu'y a-t-il de nouveau? qu'est-il arrivé ?
LUCILE
Hé! ne le devinez-vous pas, ma tante? il a trouvé au logis ce monsiem- qui m'aime : Marton , la fdle de chambre de ma mère , l'avoit fait entrer par la porte du jardin.
jimc PATIS.
Hé bien , ma nièce , qu'a fait votre père ?
LUCILE
11 m'a donné deux soufflets, ma tante, et il a traité ce pauvre garçon de la manière la plus incivile.
LISETTE
Cela est bien malhonncle. *