‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Dancourt (volume 2)Chapitre 107 sur 192 · ACTE V, SCÈNE VI. i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI. i

M^e PATI>'.

Scélérat !

LUC ILE

Mais, ma tante...

CRISPI>-

Sortons d'ici, monsieur, c'est le plus sûr.

jime PATIN.

Voir constamment disposer toute chose pour m' épouser, et se proposer, le même jour , d'enlever ma nièce !

LUC ILE

Quoi, ma tante!...

Mme PATIN.

Oui, mon enfant, voilà l'oncle nue je voulois vous donner.

LUCILE

Ah, perfide!

CRI s PIN.

Monsieur, encore une fois, sortons.

LE CHEVALIER

Tais-toi.

CRIS PIN

Oh! parbleu, je voudrois bien, pour la rareté du fait, qu'il se tirât d'intrigue.

LUCILE

Que vous avois-je fait, monsieur, pour me vouloir tromper si cruellement?

i56 LE CHEVAL1E1\ A LA MODE.

mme PATIN.

Pourquoi nous choisissois-tu l'une et l'autre pour l'objet de tes perfidies?

LU CI LE

Répondez, monsieur, répondez.

M™e PATIN.

Parle, parle, perfide!

He'! que diantie voulez-vous que je vous dise, mesdames? Quand je me donnerois à tous les diables , pourrois-j e vous pei'suader que ce que vous voyezn'estpas?Mais, à prendre les choses au pied de la lettre, suis-je si coupable que vous l'imaginez, et est-ce ma faute si nous nous rencontrons tous les trois ici?

jime PATIN.

Tu crois tourner cette affaire en plaisanterie?

t-E CHEVALIER.

Je ne plaisante point , madame , le diable m'emporte, et je vous parle de mon plus grand sérieux. Pouvois-je deviner que vous êtes la tante de mademoiselle, et que mademoiselle est votre nièce ?

CRIS PIN

Diable! si nous avions su cela, nous aurions pris d'autres mesures.

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