‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Dancourt (volume 2)Chapitre 123 sur 192 · M, G RI F FARD · texte numérisé non relu

M, G RI F FARD

Bon, bon! ils sont trois ou quatre grands escogi'iffes de ce camp , et monsieur votre neveu est avec eux.

Mon neveu , dis-tu ?

M. ORIFFARD.

Oui, monsieur.

M. BERNARD

Ah, le traître ! Il m'envoie du gibier qui ne lui coûte guère.

M. GRIFFARD.

Vraiment, il a bon moyen de vous en envoyer; et leurs valets en sont si chargés, qu'ils ne sauroient marcher.

M. BERNARD

Mais ne suis -je pas bien misérable de jnc voir I. i6

i82 LA Maison de campagne.

ainsi piller de tous les côtés, et d'avoir une carogne dç femme qui veut encore que je fasse bonne mine malgré que j'en nie? Mon pauvre monsieur Griffard...

M. (tRIFFARP.

Monsieur,

M. BERMARD.

Il faut que tu m'aides à remédier à tout ceci, mon enfant.

M. GRIFFARD.

Volontiers, monsieur; et le cœur me saigne de voir manger votre bien par mille gens qui croient encore vous faire trop d'honneur.

M. BERNARD

Cela est horrible : mais n'y a-t-il point quelque bon moyen pour faire finir tout cela ?

M. GRIFFARD.

Je ne viendrois jamais ici, si j'étois en votre place.

M. BERIN'ARD,

Oui ; mais ma femme y seroit toute seule , et ce seroit bien pis encore; elle mettroit tout par écuelles.

M. GRIFFARD.

C'est bien dit. Que ne vous défaites-vous de cette chienne de maison aussi ?

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